Le projet de porcherie

Le projet consiste en la création d’une maternité porcine avec 7 associés dont le groupe SANDERS.

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Les communes concernées sont:

  • Poiroux: Site de production et d’épandage de lisier
  • Grosbreuil: Epandage de lisier
  • Talmont: Epandage de lisier
  • Girouard, Nieul le Dolent, St Avaugourd des Landes (à moins de 3kms du site)

Détail du projet:

  • 2823 animaux équivalents: 890 truies, 50 cochettes, 5 verrats soit 22648 porcelets par an.
  • 440 porcelets par semaines envoyés vers les élevages associés
  • Bâtiment de 4261m²
  • Elevage sur caillebotis
  • Fosse de stockage capacité totale 4962m3 5213m3 de lisier produit par an
  • 13703 unités de nitrates et 10395 en phosphore épendues sur 231.47 ha
  • Le forage de l’exploitation est à 51.90mg de nitrate par litre (déjà en saturation: il faudrait réduire les apports d’azote)
  • Alimentation en eau par le service d’eau
  • Départ de 7 sources dans les 3 kilomètres
  • Dont la Vertonne et ses affluents qui vont en direction du marais des Olonnes (environ 500 mètres du site)
  • Le Gay Chatenay et ses affluents, ruisseau de la Berthomelière, ruisseau du Bois Jaulin qui vont en direction de l’estuaire de la Guittière
  • Niveau d’emploi faible: 4 salariés


Nos objections et nos doutes sur le projet:

  • La porcherie industrielle sera située à 15 kms de la mer, sur un plateau à 67m d’altitude, au lieu exact des sources de la Vertonne.
  • Si le bassin versant du lac de Finfarine semble préservé dans ce projet, ce qui reste à vérifier, les sources de le Vertonne et des ruisseaux de la Berthomelière et du Gay Chatenay, se déversant respectivement dans les marais de l’Ile d’Olonne et dans la zone Ostréicole de la Guittière, classés Natura 2000, donc protégés, sont directement concernées par les épandages
  • Si on se réfère au diagnostic du SDAGE, le Vertonne est classées en « mauvaise qualité pour les matières organiques oxydables, matières azotées et nitrates », ainsi que de « qualité médiocre pour le phosphore », il paraît difficile de respecter la directive européenne sur l’eau et celle sur les nitrates si l’on rejette des effluents (lisiers) sur ce territoire saturé.
  • Des algues vertes sont déjà présentes au Veillon, à l’endroit ou vont se jeter les ruisseaux de la Berthomelière et du Bois Jaulin. 3 élevages porcins existent actuellement dans ce secteur: 1 à Talmont, 1 à Jard sur mer et 1 au village du Bois.
  • La LPO a prononcé un avis très défavorable au projet suite à une sous estimation des impacts sur l’environnement et la qualité des eaux
  • Les épandages, même s’ils respectent les dates réglementaires, ont de fortes chances en début de printemps, d’être lessivés une année sur deux par des pluies importantes, le sol n’étant que rarement ressuyé à cette époque
  • L’enfouissement du lisier sera difficile dans les 24 heures voire 12 heures obligatoires sur certaines parcelles car les temps de réalisation des épandages, comme les quantités (oubli par exemple des rejets des porcelets) sont sous-estimés
  • Les nuisances olfactives qui en découleront seront donc à supporter par les riverains de la Lièvre, de la Gaborinière et de la Vergne ainsi, sans doute, que du moulin des landes car les vents dominants sont, d’après le dossier, Ouest Sud-Ouest et Nord-Est.
  • Le transport des aliments venant de chez SANDERS, ainsi que le transport des porcelets toutes les semaines occasionnent des rejets de gaz carbonique. Le bilan carbone ne figure pas dans le dossier
  • Une consommation d’eau du service public importante (annoncé: 5800 m3) dans un secteur côtier et rétro-littoral souvent en restriction estivale et en pénurie automnale, aucune indication ne figure sur la taille des réserves d’eau de pluie, ni sur le calcul permettant d’obtenir les 1200 m3 d’eau pluviale.
  • La grippe porcine h1N1 a vu le jour dans un élevage porcin intensif au mexique. Elle n’est pas évoquée dans le dossier sur les risques bactériologiques.
  • Tout le travail touristique mis en place dans les régions rétro-littorales et littorales perdra de sa valeur ainsi que l’immobilier et le foncier pour un projet qui ne relève pas de l’intérêt général. Il met en péril la production de sel et d’huîtres (60 emplois) et l’activité des marais à poissons
  • Les conseils municipaux des trois communes concernées : Poiroux, Grosbreuil et Talmont se sont prononcées « contre » ce projet. La commune de Nieul le Dolent a émis des « réserves » en indiquant les nuisances olfactives que subiront certains hameaux de son territoire.

« Toutes les décisions publiques seront arbitrées en intégrant leur coût pour la biodiversité. Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé. (…) Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire autrement. Les décisions dites non écologiques devront être motivées et justifiées comme ultime et dernier recours » (extrait du discours de Monsieur le Président de la République à l’occasion de la restitution des conclusions du Grenelle de l’environnement le 25 octobre 2007).