Journal des Sables: la lutte continue

Porcherie industrielle : les opposants ne baissent pas les bras

La bataille judiciaire entre la SCEA “Le village du bois”, porteuse du projet de maternité porcine à Poiroux, et les opposants à cette installation ne fait que commencer.

Les associations et riverains qui s'opposent au projet de maternité porcine à Poiroux poursuivent leur combat judiciaire.

Les associations et riverains qui s’opposent au projet de maternité porcine à Poiroux poursuivent leur combat judiciaire. C’est du moins le message que veulent faire passer les opposants au projet. Si leur recours en référé auprès du tribunal administratif a été rejeté au début du mois, ils ne comptent pas s’avouer vaincus.
En saisissant en référé suspension le tribunal administratif de Nantes afin de dénoncer l’arrêté municipal de permis de construire délivré par la commune de Poiroux à la Société civile d’exploitation agricole “Le village du bois”, les associations opposantes au projet de maternité porcine à Poiroux ne se faisaient guère d’illusions. “Nous n’avions aucunement l’espoir d’obtenir gain de cause. Pour que le tribunal mette un point d’arrêt à un projet, il faut qu’un danger immédiat soit identifié”. L’Avigen (Association de vigilance environnementale), la Feve (Fédération écocitoyenne de Vendée pour la protection de l’environnement et du cadre de vie), l’association Terres et rivières ainsi que quatre riverains n’avaient entamé cette démarche que pour la forme. Eux, comptent désormais sur la procédure sur le fond qui devrait prendre deux ou trois ans.
Rappelons que la SCEA “Le village du bois” porte le projet d’une maternité porcine abritant notamment 890 truies et produisant 25 000 porcelets par an. Les opposants justifient leur démarche : “Nous ne nous lançons pas dans de telles procédures pour embêter les responsables de la SCEA mais parce qu’il y a de réels problèmes de fond”. Les associations mettent en avant le risque de détérioration de la qualité des cours d’eau environnants. Parmi eux, la Vertonne prend sa source à proximité du site choisi.

La première porcherie industrielle d’une série ?

Afin de bien faire comprendre aux porteurs du projet que l’opposition ne compte pas s’essouffler, une requête en abus de pouvoir a été déposée le mardi 18 novembre dernier contre la préfecture qui a signé l’arrêté d’autorisation de cette porcherie industrielle. Là aussi, la procédure devrait prendre entre deux et trois ans. En attendant, la SCEA peut tout à fait lancer les travaux de construction. “Mais ils prennent le risque de construire avec la possibilité de devoir tout détruire dans quelques années si le tribunal nous donne raison. Maintenant, ils savent à quoi s’en tenir”, préviennent les opposants qui craignent que cette installation de ce qui sera “de très loin” la plus grosse maternité porcine de Vendée ne soient la première d’une série. “Nous avons un maillon faible en Vendée : c’est la Chambre d’agriculture qui est prête à accueillir les élevages industriels qui n’ont plus la place de se développer en Bretagne. Or, nous ne voulons pas être une Bretagne bis”

Ouest France: contestation, toujours.

 Agriculture. A Poiroux, le projet de porcherie toujours contesté

Trois associations avaient déposé un référé pour demander la suspension du permis de construire de cette maternité porcine de 890 truies. Le rejet ne les décourage pas.

A Poiroux, le temps de la mobilisation sur le terrain semble passé. « On continue de se battre contre le projet de maternité porcine en sollicitant la justice », tiennent à faire savoir les militants de trois associations, la Fève (Fédération éco-citoyenne de Vendée), Terres et Rivières et Avigen (Association de défense environnementale).

Début novembre, le tribunal administratif de Nantes a pourtant rejeté leur demande de suspension du permis de construire. «On s’attendait à ce rejet. Seul un danger immédiat aurait pu conduire à une décision favorable. Nous l’avons fait pour une question de forme », assurent les représentants des associations.

Ils ne désarment pas contre ce projet qu’ils dénoncent depuis 2009 : « Nous voulons un jugement au fond. Nous confirmons donc notre requête en excès de pouvoir, déposée en début de semaine. Si nous gagnons, les exploitants devront détruire les bâtiments. On suppose qu’ils ne vont pas tarder à les construire. »

Les associations estiment que le préfet de la Vendée aurait dû faire appel de la décision du tribunal administratif qui l’enjoignait d’autoriser l’exploitation alors que son prédécesseur avait rejeté la demande du porteur du projet, la SCEA (Société civile d’exploitation agricole) Le Village du Bois. L’arrêté en question date du 18 novembre 2013.

Journal des Sables: le référé rejeté

 Maternité porcine du Poiroux : le référé a été rejeté

Porc.jpg

Le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a donné tort aux trois associations et trois habitants de Poiroux (Vendée), qui réclamaient l’annulation du permis de construire accordé cet été par la commune au projet controversé de maternité porcine au lieu-dit « Le Bois ».

Les requérants estiment que cet élevage de porcs va dégrader la qualité des eaux des rivières du sud du département et celles des plages, dans la mesure où “sept sources” se trouvent à proximité du lieu d’implantation du projet et qu’elles sont toutes reliées à des cours d’eau se jetant dans les marais des Olonnes.

Ils avaient également fait valoir qu’un certain nombre de points du projet, qui devrait s’étaler sur 4.600 m2, ne seraient pas en accord avec les nouvelles normes environnementales.

“L’étude d’impact et le dossier ont fait l’objet d’une instruction on-ne-peut-plus précise”, avait rétorqué l’avocat de la mairie, Me Grégoire Tertrais, lors de l’audience du 4 novembre. “C’est un projet qui a défrayé la chronique localement, mais le droit est du côté des porteurs du projet. C’est pourquoi la commune a accordé le permis de construire.” …