Ouest France: inquiétudes

L’installation d’une porcherie industrielle soulève des inquiétudes

Suite à l’injonction du tribunal administratif de Nantes, le préfet de la Vendée, Jean-Benoît Albertini, a donné, lundi 18 novembre, l’autorisation aux gérants de la société civile d’exploitation agricole (SCEA) du Village du Bois d’exploiter un élevage de porcs de 2 823 animaux.. Cette SCEA rassemble six exploitations agricoles localisées dans quatre départements et le groupe Sanders, fabricant d’aliments pour animaux d’élevage.

La finalité de cette SCEA est la mise en place d’une maternité collective porcine de haut niveau sanitaire qui fournira des porcelets aux autres associés. Le site d’élevage et la majeure partie du plan d’épandage sont situés à proximité des ruisseaux de la Vertonne, de la Berthomelière et du Bois-Jaulin. Ces deux derniers ruisseaux sont affluents de la rivière du Gay-Chatenay qui alimente la retenue d’eau de Finfarine. Seront implantées 434 m linéaires de haies, sur merlon, autour du site d’élevage.

Des questions restent posées sur les risques encourus pour le voisinage et les communes alentours. Quel sera l’impact de cette opération d’envergure (apports organiques sur les parcelles, déjections animales, lisiers à épandre) ? Les habitations les plus proches sont situées à 300 m, le cours d’eau à 137 m, le bourg de Poiroux à 3 200 m, la zone de loisirs à 2 700 m. Le captage d’eau potable destinée à la consommation humaine et l’étang et plan d’eau à 3 100 m (retenue de Finfarine).

L’utilisation de bâtiments neufs, permettant de « meilleures performances économiques, techniques et sanitaires » sera-elle une garantie que l’exploitation soit pérenne au vu des cours du marché du porc et des périodes de surproduction ? Voici une partie des questions que se posent habitants de proximité et associations diverses pour la défense de l’environnement.

Ouest France. Poiroux ne veut pas de la porcherie

A Poiroux, la municipalité ne veut pas d’une porcherie industrielle au village du Bois.

En 2009, une enquête publique avait été réalisée concernant la possible installation d’une porcherie industrielle au village du Bois. L’avis de la municipalité avait alors été requis et elle s’était montrée défavorable au projet soumis à l’enquête publique.

Depuis, des décisions ont été prises et la commune n’a été consultée à aucun moment. « On vient d’apprendre que le tribunal administratif de Nantes avait annulé l’arrêté de décision du préfet de 2010 et avait intimé le préfet actuel à accorder l’autorisation d’exploiter », expliquent le maire de Poiroux et ses adjoints, plutôt offusqués de cet état de fait.

Ouest France Avis défavorable de la municipalité

Porcherie : avis défavorable de la municipalité

En 2009, une enquête publique avait été réalisée concernant la possible installation d’une porcherie industrielle au village du Bois (qui avoisine également les communes de Nieul-le-Dolent et Grosbreuil). L’avis de la municipalité, comme celui des communes voisines, avait été requis. À cette époque, la commune s’était montrée défavorable au projet soumis à l’enquête publique.

Depuis, des décisions ont été prises et la commune n’a été consultée à aucun moment. « On vient d’apprendre que le tribunal administratif de Nantes avait annulé l’arrêté de décision du préfet de 2010 et avait intimé le préfet actuel à accorder l’autorisation d’exploiter (Ouest-France du 23 novembre) », expliquent le maire de Poiroux et ses adjoints, plutôt offusqués de cet état de fait.

« Nous avons reçu l’arrêté du préfet le 26 novembre, en mairie. » Ce dossier peut être consulté en mairie, aux heures d’ouverture.